POINT DE VUE

Écrans interactifs, une aide à la gestion de classe

Dans le monde de l’entreprise, on a appris à gérer le « workflow » de façon à optimiser la gestion des documents et échanges. Les outils numériques et notamment les écrans interactifs permettent d’apporter cette simplification à la gestion de la classe.

L’écran interactif, un outil ancré dans le quotidien

Les écrans interactifs sont des affichages de grande dimension. On considère donc souvent qu’ils sont destinés à un usage collectif. C’est très réducteur pour cet outil.

Si l’affichage devant un grand groupe est confortable à condition d’utiliser une taille de police de 24 pt au minimum, il ne faut pas oublier que c’est la facilité de manipulation qui en fait un outil irremplaçable.

L’utilisation quasi universelle des smartphones et tablettes fait que tous les utilisateurs potentiels disposent des compétences pour la manipulation de l’écran interactif. Il est donc tout à fait envisageable d’autonomiser des enfants/élèves seuls ou en groupe sur cet outil.

Différents usages des écrans interactifs

En grand groupe

L’usage plus ou moins magistral de l’écran interactif peut (doit) être modulé en faisant intervenir le groupe classe. Tout ce qui se réalise à l’écran est le résultat des échanges de la classe. Cette utilisation exclut donc le document de Préao conçu à l’avance qui ne relève pas de l’usage d’un écran interactif, même s’il est encore malheureusement trop courant.

Lorsqu’un élève fait une proposition, le manipulateur de l’écran (élève ou professeur) effectue l’opération suggérée, en prenant soin de provoquer d’autres interrogations, propositions de façon, à ce que le maximum d’élèves participe à l’élaboration du document final.

Le document finalisé pourra ensuite être remis en forme pour être mis à disposition des élèves, comme trace écrite.

En petit groupe, usage collaboratif

Les élèves sont « seuls » face à l’écran et doivent accomplir une tâche sur celui-ci, avec l’utilisation éventuelle d’outils annexes, ordinateurs, tablettes, téléphones manuels, ouvrages de la BCD et tout le matériel de la classe…

L’enseignant a donné les consignes, la tâche à accomplir et les règles d’utilisation sont connues des élèves. Les situations qui se prêtent à cet usage sont celles qui favorisent la coopération. Les élèves définissent quand ils sont arrivés à l’objectif, l’enseignant vient alors confirmer, relancer et aider à découvrir d’éventuelles nouvelles pistes.

Le résultat final peut être partagé en grand groupe. Ce cas de figure est fréquent dans les classes équipées de plusieurs écrans interactifs. Les élèves mettent ensuite en commun le résultat de leurs recherches, ce qui donne lieu à une séance de travail collective permettant de comparer les stratégies développées.

Certains pieds d’écrans peuvent être positionnés à l’horizontale, ce qui favorise la réalisation de certaines tâches, les élèves étant disposés tout autour de l’écran et pas seulement au pied de celui-ci.

Enfin seul

Cela peut sembler étrange de ne mettre qu’un seul élève en activité sur cet outil de grande taille et onéreux. Cependant, il y a  certains domaines où son apport est précieux.

En arts plastiques, par exemple, avec un logiciel comme Art Rage, l’élève peut « peindre » en grand format, sans se salir et sans « gâchis » de matière.

Dans le domaine du handicap, avoir un affichage de grande taille, permet des réaliser des tâches que certains ne pourraient effectuer à l’échelle d’une feuille de papier ou d’un écran standard de tablette, par exemple.

Et le workflow[1] dans tout cela…

L’écran interactif bénéficie, comme outil informatique, des possibilités de sauvegarde, mémorisation, transfert, duplication, impression, modification…

Il est donc commode pour l’enseignant de pouvoir diffuser les réalisations aux élèves, via l’ENT ou tout autre système de partage (OneDrive, Dropbox, Google Drive…).

Ceci favorise les échanges avec les familles et un élève qui a un peu perdu le fil peut reprendre les éléments de la classe tels qu’ils étaient présentés. Il peut aussi demander au professeur ou à un camarade de lui expliquer un point qui lui est resté obscur en se servant du support original.

Le workflow est à double sens. De l’enseignant vers les élèves, mais aussi des élèves vers l’enseignant. En effet, la plupart des écrans interactifs et a minima les logiciels spécialisés permettent de collecter les éléments envoyés par les élèves, qu’il s’agisse de photos, textes, réponses à un QCM, opinions ou autres.

L’enseignant peut ainsi recueillir très rapidement les représentations initiales ou vérifier la compréhension de l’activité en cours.

 

De façon plus ambitieuse, les outils annexes, notamment les tablettes, peuvent être utilisés comme de véritables outils de création permettant la réalisation de documents pouvant servir de base à des exposés, ou de matière pour les activités de recherche collectives (par exemple, croquis préparatoires en art, notes d’une visite d’un musée ou observations scientifiques).

 

Dans le prochain article, nous verrons l’intérêt et les contraintes d’un écran interactif connecté.

Pour plus d’informations sur le sujet, contactez tbi-direct le spécialiste des solutions interactives pour les écoles.

 

[1] Workflow, terme emprunté à l’industrie et au monde du travail et qui désigne la rationalisation des flux de travail.

Sources photos :

Photo 1 : https: //pxhere.com/fr/photo/481492
Photo 2 : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a2/Interactive_whiteboard_at_CeBIT_2007.jpg
Photo 3 : Réalisation en autonomie par un groupe de quatre élèves de grande section de maternelle (Logiciel Art Rage).

 

Article diffusé dans le cadre d’un partenariat

1 Comment

1 Comment

  1. Marianne

    7 janvier 2019 at 15 h 11 min

    Merci de votre contribution très intéressante et pertinente dans l’utilisation intelligente de ces outils formidables ! Pour autant, il ne faut pas sous-estimer les dangers de fascination inconscients mais très réels qui guettent tout un chacun … comme le prouve ce fameux réseaux social qui regroupe un quart des internautes de la planète !! C’est dire les enjeux et la force des pouvoirs des TICE et combien les jeunes génération qui n’ont jamais connu l’expérience existentielle sans « ces maîtres » ont grand besoin d’une éducation éclairée les aidant à déployer leur intelligence et l’esprit critique ! Afin d’acquérir une liberté éclairée qui leur permette de prendre en main les rênes de leur vie pour le meilleur ! Bien souvent qualité et quantité ne sont pas synonymes !

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