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LUDOVIA#PF, organisé par UPF : une idée folle de Christophe Batier !

Qui ne connaît pas la Polynésie française ! Ce territoire d’Outre-Mer de 5 millions de kilomètres carrés, plus grand que l’Europe et surtout composé d’eau mais où on trouve tout de même 118 îles dont 76 sont peuplées. On les regroupe en cinq archipels.

L’enseignement pour le primaire, les collège et le lycée sont sous la responsabilité du gouvernement local polynésien dont madame Christelle Tatiana LeHartel est ministre de l’éducation. L’enseignement universitaire est sous la responsabilité du ministère de l’Enseignement supérieur de France. Les langues polynésiennes sont étudiées par les écoliers depuis 1977.

LUDOVIA#PF, organisé par UPF – Université de la Polynésie Française en partenariat avec LUDOMAG est avant tout l’idée folle de Christophe Batier.

C’est la seconde édition de LudoviaPF, la première édition ayant eu lieu en mai dernier. Le thème de cette année est : TRANSITION

Ce thème fait écho aux multiples transitions auxquelles sont confrontées les sociétés aujourd’hui. Plus spécifiquement, le monde de l’éducation qui doit composer avec la transition numérique tout en gardant en perspective les contraintes de la transition écologique qui peuvent influencer la transition pédagogique.

Pour cette première chronique, je présente Christophe BATIER , le maître d’œuvre de l’évènement. Le voici avec l’air coquin qui le caractérise, lorsqu’il a eu la très grande gentillesse de venir m’accueillir à la polynésienne à mon arrivée à cinq heures du matin.

La principale qualité de Christophe est son dévouement professionnel. C’est sans doute pourquoi on l’a choisi parmi plus de 65 prétendants au poste qu’il occupe présentement.

C’est bien sûr avec un léger pincement de coeur qu’il a quitté son port d’attache, l’université de Lyon pour vivre l’aventure du numérique éducatif en Polynésie française, aventure qu’il adore.

Sa spécialité : les technologies numériques au service de l’enseignant. Il oriente son travail selon deux axes principaux : l’Hybridation pédagogique et l’ouverture de mini campus dans les îles.

L’hybridation pédagogique

La science définit l’hybridation comme créer quelques chose de nouveau à partir de choses existantes. L’hybridation pédagogique qu’on nomme aussi parfois l’hybridation des enseignements consiste à considérer l’influence potentielle des technologies de l’information et de la communication sur la pédagogie. Cette influence se décline selon trois facteurs :

1 – Le temps, on peut enregistrer les enseignements et l’étudiant peut écouter le cours quand ça lui convient.
2 – La distance, il n’est plus nécessaire d’être physiquement présent dans la salle de classe pour assister au cours.
3- Les modalités, grâce aux technologies numériques, le maître peut utiliser toute une panoplie d’outils technologiques pour l’assister dans la transmission des informations .

Toutes ces merveilles à la disposition des enseignants ne s’acquièrent pas par miracle. Le travail de Christophe consiste à assister les enseignants dans leur appropriation de ces technologies.

L’hybridation des enseignements en 2 minutes par Christophe BATIER :

Mini campus

Comme vous l’avez-lu plus haut, la Polynésie française couvre un territoire aussi grand que l’Europe où ne vivent qu’environ 300 000 habitants. L’université de la Polynésie française (UPF) est localisé sur l’île de Tahiti, à des centaines et des centaines de kilomètres de certaines îles. L’accès à l’éducation n’est pas facile pour ces populations isolées qui vivent heureux dans leur Eden naturel. Or, merveille de la création de l’esprit humain, vint INTERNET !

Internet permet à tous d’accéder à l’éducation … mais si internet semble magique, même si la plupart des habitants de ces îles disposent de téléphones qu’on nomme ici Vini, et de tablettes et d’ordinateurs, mettre en place un système éducatif mobile ne se crée pas en criant ciseau. C’est le travail de Christophe en Polynésie française de mettre sur pied avec les éducateurs locaux ce système éducatif mobile.

On y trouve deux volets.

Le premier pas a été de répondre au principal besoin. Parce qu’ils sont éloignées des centres, parce qu’ils se marient jeunes et doivent s’occuper de leur famille, beaucoup de polynésiens n’ont pas poursuivi leurs études jusqu’au BAC.
Toutefois, lorsque la famille a grandi, quand vers la quarantaine on dispose de plus de temps, plusieurs aimeraient bien reprendre leurs études sans avoir à reprendre le lycée. Avoir l’équivalent du BAC permet, entre autres, de passer les concours administratifs qui donnent accès à des emplois intéressants.

Christophe a préparé une vidéo avec les responsables de la formation qui a été mis en ligne sur Facebook qui est très populaire en Polynésie. En une semaine, cette publicité des cours a été vu 18 000 fois et une centaine de résidents des archipels suivent cette formation en ligne. Il s’agit d’une première formation à distance adaptée aux besoins de la population locale.

Le second volet consiste à créer des minus campus. C’est-à-dire ouvrir sur les îles des locaux où les résidents peuvent se rendre, y trouver des ordinateurs avec accès internet pour accéder aux formations, aux centres de références, aux bibliothèques de toutes les universités de France. Donc de suivre une formation universitaire.

Il s’agit du numérique dans tout son merveilleux potentiel. Ludovia#PF, c’est une autre façon pour Christophe de permettre aux enseignants isolés sur leurs îles respectives de se rencontrer, souvent en personne et apprendre des succès des uns et des autres.

Plus d’infos :
Ludovia#PF

@ludoviaORG

 

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