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Numérique éducatif : un comité des partenaires, pour quoi faire ? Décryptage avec Rémi Chaintron de la DNE

La crise sanitaire de la Covid19 et la mise en place de l’apprentissage à distance sont venues renforcer l’impérieuse nécessité de mettre en place un socle numérique de base pour les écoles et établissements. La Cour des comptes, dans son rapport de 2019 sur le service public numérique pour l’éducation.

Le comité des partenaires, initié en mars 2015, a pris en charge la rédaction des référentiels pour le socle numérique de base pour les écoles, pour les collèges et pour les lycées.

Comité des partenaires : impulser une stratégie globale et partagée de déploiement du numérique éducatif

La création du comité des partenaires découle de la loi Peillon de 2013 qui avait notamment rappelé un certain nombre de principes de compétences concernant le numérique pour l’éducation et, entre autres, le fait que le service public du numérique pour l’Éducation était une compétence partagée entre l’État et les collectivités.

« La gouvernance de cette compétence partagée fait que nous avons besoin d’un endroit pour discuter, pour échanger et se coordonner entre les collectivités et l’Etat, pour assurer au mieux cette mission de service public », explique Rémi Chaintron, Conseiller expert au département de la Stratégie et des Partenariats à la direction du numérique pour l’Éducation au ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports.

« Le comité des partenaires regroupe l’ensemble des associations représentatives des collectivités territoriales et locales et de leurs élus ».

Avant la pandémie, le comité se réunissait 3 fois par an en présentiel, dans les locaux de la DNE. Depuis la pandémie, le besoin s’est fait sentir de se réunir plus souvent et, conditions sanitaires obligent, les réunions se font désormais majoritairement en distanciel.

« Un salon BBB a été mis en place, ce qui nous a permis de réunir l’ensemble des représentants, en distanciel, mais également d’élargir à d’autres associations, comme l’AVICCA, le réseau DECLIC, ou bien encore l’APVF par exemple », souligne Rémi Chaintron.

Aujourd’hui, le comité des partenaires se compose de 12 membres que sont :

  • l’Association des Maires de France (AMF) ;
  • l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) ;
  • l’Assemblée des Départements de France (ADF) ;
  • l’Association Régions de France (RdF) ;
  • France Urbaine (FU) ;
  • le Réseau Français des Villes Éducatrices (RFVE) ;
  • l’Association Villes-Internet ;
  • Villes de France (VF) ;
  • l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (AVICCA) ;
  • l’Association de Petites Villes de France (APVF) ;
  • la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) ;
  • l’Association DECLIC.

La Caisse des Dépôts et Consignations fait également partie de ce comité.

« Le fait de pouvoir se réunir en distanciel a augmenté le nombre de représentants par association qui participent aux réunions et on atteint aujourd’hui entre 30 à 50 personnes à chaque rendez-vous mensuel » !

Des représentants des Délégations Académiques au Numérique (DAN) et des Directions des Systèmes d’Information (DSI) académiques ont d’ailleurs rejoint, eux aussi, les rencontres mensuelles du comité des partenaires.

L’appétence s’est révélée très forte pour pouvoir échanger sur différents thèmes lors de ces réunions. Des thématiques peuvent d’ailleurs être proposées par chacun des membres.

« Nous co-produisons ensemble les appels à projets tels que, sans être exhaustif, l’AAP ENIR, l’AAP Label école numérique et le dernier en date, l’AAP SNÉÉ – Socle Numérique pour les Écoles Élementaires », explique Rémi Chaintron.

Co-production des référentiels des socles numériques de base par le comité des partenaires

Cette proposition de socle numérique de base telle qu’elle est développée pour les écoles, les collèges et les lycées, a été discutée avec les représentants des associations représentatives des collectivités.
Les référentiels  visent à éclairer les collectivités compétentes dans leurs investissements, en fonction du niveau d’équipement attendu dans leurs écoles, collèges et lycées. Ils n’ont pas de valeur de prescription mais plutôt de guide pouvant être éventuellement adapté en fonction des projets pédagogiques des établissements et des réalités de terrain.*

Ils ont donc été co-produits par les différents membres du comité des partenaires, ce qui a permis de prendre en compte les remarques de chacun ; le document référentiel du socle numérique de base pour les écoles a d’ailleurs servi de support à la rédaction du dernier AAP SNÉÉ.

Ces documents ne sont pas figés dans le temps et le comité peut faire des ajouts à tout moment.

« Les référentiels des socles numériques de base sont des documents vivants ».

Avec le lancement de l’AAP « une webradio, un parrain », par exemple, le ministère a souhaité que puisse être ajouté l’équipement webradio au socle numérique de base des collèges.

« La validation est toujours une question de compromis entre les partenaires », ajoute Rémi Chaintron.

« Nous avons également travaillé avec le comité des partenaires, sur le cahier des charges pour les TNE ; car nous avons une réunion plénière par mois mais nous avons aussi des groupes de travail sur les différents sujets proposés », souligne Rémi Chaintron.

C’est tout l’intérêt de ce comité des partenaires : la concertation et les échanges entre les différentes parties impliquées dans le numérique pour l’Éducation.

« La pandémie de la COVID19 a ramené le numérique pour l’Éducation à une place beaucoup plus visible de ce qu’il occupait auparavant car on s’est rendu compte de la nécessité de disposer d’outils fiables en cas de crise », souligne Rémi Chaintron, en guise de conclusion.

Le plan de relance de 115 millions d’euros a aidé et aidera encore à pouvoir palier aux manques dans les différents établissements scolaires, en complément des investissements des collectivités.

* Source : eduscol.education.fr

Article rédigé par Aurélie Julien suite à l’interview de Rémi Chaintron

 

 

 

 

 

 

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Aurélie Julien
Rédactrice Ludovia magazine et responsable programmation Université d'été Ludovia. Réalisation d'articles et de vidéos sur tout ce qui touche au numérique éducatif.

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