RETOURS D'USAGES

Une dynamique de classe qui fonctionne bien, idéal pour la continuité pédagogique. Avec Sandrine Descombes

Dans cette chronique « COVID-19 & continuité pédagogique », nous vous proposons le récit de plusieurs enseignants et leurs méthodes, « trucs & astuces » d’enseignants qui ont notamment bien fonctionné pendant la période de confinement et qui fonctionnent encore très bien dans cette période « hybride ».

Sandrine Descombes, professeur des écoles, nous décrit dans l’interview ci-contre, comment elle travaille habituellement avec ses élèves de CP-CE1 et ce qui a bien marché pendant la période de confinement où il a fallu assurer la continuité pédagogique.
Interview réalisée le 20 mai 2020.

« Ma classe de CP-CE1 fonctionne avec beaucoup de projets, notamment des projets avec Twitter où j’ai trouvé une vraie famille, “une salle des maîtres“ incroyable » , explique-t-elle.

Des projets, toujours des projets… pour favoriser les échanges et la concentration au travail.

Elle pratique notamment la Twictée, Twoulipo, Twittenrimes ou encore des projets comme Maths en Vie, par exemple. Elle est amené à utiliser ce type d’outils pour intégrer de nouvelles notions, par exemple et cela est valable pour toutes les disciplines.

 

« Ce qui est intéressant, c’est de partir de ces projets pour intégrer des nouvelles notions, pour les faire découvrir » .

« On met les élèves face à un dilemme et on va chercher les outils qui vont les aider à progresser face à ce dilemme » .

Souvent, les projets sont collaboratifs et permettent la communication entre différentes classes : « les enfants n’écrivent pas que pour moi ; ils écrivent pour les autres élèves et la motivation est bien plus grande » , souligne-t-elle.

Ils veulent toujours faire et refaire pour améliorer leur production. Chaque élève peut trouver sa place et c’est aussi ce qui intéressant dans les travaux menés par projet car « cela me permet de différencier et d’individualiser le travail » .

EPS &COO : le nouveau projet né avec Laetitia Vautrin.

Au départ, EPS &COO est un projet sur les échanges autour des sports de lancer traditionnels, « pour permettre aux élèves de faire découvrir leur culture sportive régionale »  . Il a été mis en place à la rentrée 2019. L’idée est de faire découvrir à une autre classe un jeu traditionnel autour du lancer. La classe de Sandrine, par exemple, a choisi la quille au maillet.

Sur un secteur géographique proche, cela débouche sur des échanges de pratiques entre élèves et les parents peuvent aussi être conviés sur une journée de découverte !

Une rencontre nationale avait été envisagée sur la ville de Mâcon qui était d’accord pour accueillir l’évènement mais malheureusement, avec la crise sanitaire, cela n’a pas pu encore se faire.

Une partie du projet était également possible en virtuel, pour des classes ayant des difficultés pour se déplacer.

Avec le confinement, Sandrine et Laetitia ont adapté le projet EPS&COO, afin de pouvoir faire bouger les élèves !

« Comment faire faire du sport à la maison avec le matériel qu’on a autour de soi » ?

De là, les deux enseignantes ont créé des planches d’activités et une application EPS&COO, pour tout niveau (enfants, ados et adultes), afin de faire participer toute la famille.

« Il y a 5 activités par planche qui utilise les peluches, les chaussettes, les ceintures, les lignes du carrelage… » .

Cet avancement dans le projet leur a encore donné de nouvelles idées : réaliser un FlashMob !

Elles ont donc fait appel à un enseignant à la retraite qui à répondu à leur demande d’aide pour la musique afin de ne pas avoir de droits d’auteurs. « @ticenogood nous à offert ses musiques  » ! Et la professeur de danse de la fille de Sandrine les a aidé pour la chorégraphie : de quoi faire bouger tout le monde en période de confinement !

 

Pour aller encore plus loin, elles ont mis en place une “fabrique à parcours“, « qui permet à l’enfant d’être maître de sa santé et de créer son parcours physique » , explique Sandrine.

« D’ailleurs, un enseignant a mis en vidéo une de nos pages et depuis, il collabore avec nous » . @ClassedeFlorent est même en train de préparer une fabrique à parcours numérique sur son site.
« De belles rencontres imprévues » , souligne Sandrine.

De nombreux projets ont perduré pendant la période de confinement.

Avec Twittenrimes et le réseau TADAF, Sandrine a participé à l’opération #1écritpour1soignant.

à Défiinférences

et à MathEnVie, en demandant aux élèves de prendre des photos de situation à la maison et de créer un problème avec…

Elle travaille aussi en collaboration avec une enseignante de son secteur, Adeline Champailler (@Tytele) de l’école de Saint Symphorien avec laquelle elle a mis en place les outils Google slides et Google sheets, « pour permettre aux élèves de travailler en collaboration et en direct » , explique-t-elle.

« Par exemple,  nous avons fait de la symétrie et de la manipulation en direct ou encore le jeu de la marchande, avec l’outil Google Slide, couplé avec une visioconférence » .

 

C’est aussi très pratique pour les faire travailler en binôme, à distance.

« J’aime corriger les élèves en direct plutôt que de stocker leurs travaux et leur rendre le corrigé le lendemain ; je trouve que c’est moins efficace, car les enfants oublient leur procédure » .

Partage, collaboration et lien à maintenir avec les élèves : des valeurs sûres sur lesquelles Sandrine s’est toujours appuyée et continue de s’appuyer pendant cette période de continuité pédagogique et de retour progressif à l’école.

 

Merci Sandrine !

Interview réalisée en visio par Webex

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