La Boss des Maths est un podcast qui s’attaque aux stéréotypes de genre qui freinent encore les filles dans leur orientation vers les filières scientifiques. Pensé par Texas Instruments, cette série donne à comprendre comment ces biais se forment dès le lycée, comment ils influencent – souvent à bas bruit – les choix d’orientation, et surtout comment on peut les identifier pour mieux les combattre.
Pourquoi tant de jeunes filles s’autocensurent-elles en maths et en sciences ? Comment leur offrir des modèles inspirants, loin des clichés persistants ? Épisode après épisode, La Boss des Maths explore ces questions et propose des pistes concrètes pour développer l’appétence des élèves pour les carrières scientifiques.
Déjà riche de six épisodes, le podcast consacre son dernier volet, enregistré au festival Parisciences, à une discussion à la fois drôle et lumineuse entre trois scientifiques – Alice Thomas, Lucile Veissier et Lucie Cros. Ensemble, elles déconstruisent les idées reçues qui entravent encore trop souvent l’accès des jeunes, et plus particulièrement des jeunes filles, aux sciences. Une écoute essentielle pour quiconque s’intéresse à l’égalité des chances et à la place des femmes dans les STEM.
L’engagement de Texas Instruments pour l’égalité filles-garçons à l’école
Texas Instruments accompagne depuis plusieurs années les enseignants dans la promotion d’une science plus inclusive.
TI s’engage concrètement pour la réussite de tous avec le programme 1 Calculatrice pour tous et en apportant sa contribution à la lutte contre les stéréotypes de genres et mettant en lumière les solutions qui encouragent les jeunes filles à se tourner vers les carrières scientifiques.
L’initiative du podcast La Boss des Maths s’inscrit dans cet engagement en offrant :
- des contenus accessibles et inspirants pour les élèves ;
- des voix féminines visibles dans les sciences ;
- un soutien à des événements et structures engagés (ici le festival Parisciences).
CTA : Le programme solidaire de TI
Lien : https://education.ti.com/fr/enseignants
Trois femmes qui ramènent leur science
Alice Thomas — Vulgarisatrice scientifique (Alice au pays des étoiles), partenaire du CNES

Passionnée par l’espace depuis l’enfance (planétariums, Cité des sciences), elle raconte comment la médiation scientifique lui a permis de conjuguer émerveillement et transmission.
Elle plaide pour des récits qui montrent la science autrement : vivante, humaine, accessible.
Son conseil aux jeunes filles : « Fais ce qui te fait envie. Tester, se tromper, changer d’avis : tout cela fait partie du parcours. »
Lucile Veissier — Journaliste scientifique (The Meta News), ancienne chercheuse

Avec un double parcours recherche/journalisme, elle analyse les implications sociales de la production scientifique.
Elle explique pourquoi diversifier les profils dans la recherche est essentiel pour enrichir les sujets étudiés et renforcer l’impact social des sciences.
Elle encourage aussi à redonner sa place à la physique comme discipline fondatrice, et à ne jamais abandonner les mathématiques.
Lucie Cros — Doctorante en astrophysique (ENS), co-fondatrice du Projet Matilda

Elle présente le Projet Matilda, qui valorise les travaux de femmes scientifiques et s’adresse en priorité aux publics les moins exposés aux sciences (quartiers prioritaires, zones rurales).
Elle défend une science ouverte, inclusive, ancrée dans la diversité réelle de la société.
Pour elle, la transmission fait « partie intégrante du métier de scientifique ».
Sortir des clichés : montrer une science vivante, ouverte et joyeuse

Le terme “scientifique” évoque encore souvent une figure masculine, solitaire, parfois géniale mais déconnectée du réel. Mais comme le rappelle Lucie « La science se fait partout. On ne peut pas se priver du reste du monde. »
Et ces images ont un coût pédagogique : elles découragent certaines vocations et renforcent l’idée que la science ne serait « pas pour tout le monde ». Au contraire, Lucile insiste sur le fait que la recherche s’enrichit de regards divers « Le choix d’un sujet n’est jamais neutre : il dépend de notre parcours, de notre histoire. ».
Alice, Lucie et Lucile rappellent au contraire que la curiosité, la créativité et l’envie de comprendre comptent bien plus qu’un prétendu “don”. Alice raconte ainsi comment l’émerveillement a guidé son parcours : « Pourquoi je ne serais pas, moi, celle qui transmet cette étincelle ? ».
Ensemble, elles rappellent combien la science gagne en pertinence et en richesse quand elle intègre des voix, des parcours et des imaginaires variés.
Déconditionner les choix d’orientation : l’urgence éducative

L’autocensure en sciences se construit très tôt, parfois dès le primaire. À l’adolescence, elle s’amplifie, en particulier chez les filles.
Le podcast insiste sur l’importance de proposer :
- des récits scientifiques pluriels ;
- des modèles accessibles et inspirants ;
- des parcours non linéaires ;
- des espaces pour essayer, se tromper, recommencer.
Comme le résume Alice Thomas :
« C’est en essayant que tu sauras si tu aimes ou pas. Et c’est normal de changer d’avis. »
Et Lucie Cros ajoute un message essentiel :
« Les filles, rendez-vous service, n’arrêtez pas les maths. Elles donnent des clés pour comprendre le monde. »
Sans oublier son appel à briser les normes genrées :
« Et les garçons, vous avez aussi le droit d’être créatifs et sensibles. »
Un podcast à faire écouter en classe
Cet épisode — comme l’ensemble de la série — peut devenir un outil précieux pour :
- ouvrir le débat en EMC, physique-chimie, sciences, documentation ;
- lancer un travail sur les stéréotypes ;
- préparer une séquence sur les métiers scientifiques ;
- interroger la représentation des femmes en sciences ;
- nourrir un projet d’orientation.
Accessible, vivant, incarné : un support clé en main pour aborder un sujet essentiel avec les élèves.
🎧 À écouter ici : La Boss des Maths — épisode 6
Crédits photos : © Stéphane Félicité



