À Spa, lors de LUDOVIA#BE, une table ronde a interrogé une question en apparence simple mais profondément révélatrice : que signifie vraiment “participer à un LUDOVIA” ? À travers les témoignages de Marie Soulié, ingénieure pédagogique, et de Jérôme Marciniak, de Technocités, se dessine le portrait d’un événement à part, devenu pour beaucoup un repère professionnel, humain et collectif.
Un premier pas souvent décisif
Pour beaucoup, LUDOVIA commence par une recommandation : « Tu connais LUDOVIA ? Tu devrais y aller ». C’est ainsi que Marie Soulié découvre l’événement en 2022, sans vraiment mesurer ce qui l’attend. Si elle s’attendait à un rendez-vous professionnel autour du numérique éducatif, elle n’imaginait pas l’impact durable que cette expérience allait avoir sur son parcours.
Car LUDOVIA ne se définit pas par sa taille ou son affluence, mais par son esprit. Un esprit de partage, de simplicité et de bienveillance, où enseignants, chercheurs, acteurs du numérique et entreprises se côtoient sans hiérarchie formelle. « On papillonne d’un lieu à l’autre, on apprend, on échange, on s’éveille », résume-t-elle.
Un lieu de formation… et de transformation
Pour Marie Soulié, LUDOVIA est devenu un véritable levier de développement professionnel. Enseignante à l’origine, elle explique combien les rencontres, les ateliers et les discussions informelles ont nourri sa réflexion et façonné son évolution vers le métier d’ingénieure pédagogique.
LUDOVIA n’est pas seulement un lieu où l’on acquiert des compétences : c’est aussi un espace où naît la curiosité, celle qui pousse à expérimenter toute l’année pour revenir, l’édition suivante, avec de nouvelles idées à partager. « Une dynamique presque addictive », reconnaît-elle avec humour.
De participant à contributeur : un passage naturel
Jérôme Marciniak partage ce constat. Pour lui, LUDOVIA se distingue radicalement des salons classiques dédiés à l’éducation ou aux solutions numériques. Ici, on ne consomme pas passivement des conférences : on participe, on échange, on co-construit.
Cette posture active est au cœur de l’ADN de LUDOVIA. Chaque participant est à la fois observateur et acteur. Voir ce que font les autres, s’en inspirer, se remettre en question, puis revenir avec des propositions toujours plus proches du terrain : un cercle vertueux s’installe.
Peu à peu, les frontières s’estompent entre visiteurs, intervenants et organisateurs. Beaucoup arrivent comme simples participants et se retrouvent, quelques éditions plus tard, à animer un atelier, présenter un retour d’expérience ou même s’impliquer dans l’organisation. « À LUDOVIA, on se rend compte qu’on a tous quelque chose à dire », souligne Marie Soulié.
Une communauté qui se tisse et perdure
Au fil des éditions, LUDOVIA agit comme un catalyseur de communautés professionnelles. Des liens se créent, des projets naissent, parfois bien au-delà de l’événement lui-même. Des initiatives comme l’Auberge pédagogique, inspirée directement de l’esprit LUDOVIA, témoignent de cette capacité à essaimer.
Si chaque déclinaison – en Belgique, en France, en Suisse ou en Polynésie – possède ses spécificités liées au contexte local, toutes partagent ce socle commun : un climat de confiance, une envie sincère de partager et le plaisir évident d’être ensemble.
Rompre l’isolement des enseignants et technopédagogues
L’un des apports majeurs de LUDOVIA réside sans doute dans sa capacité à rompre l’isolement. De nombreux enseignants ou technopédagogues travaillent seuls dans leurs établissements, parfois incompris, parfois freinés par des contraintes matérielles ou institutionnelles.
À LUDOVIA, ces doutes trouvent un écho. Les expériences se confrontent, les difficultés se racontent sans jugement, les réussites aussi. « On se rassure mutuellement », explique Jérôme Marciniak. Les échanges permettent de repartir avec des solutions concrètes, mais aussi avec une énergie nouvelle.
Une respiration nécessaire dans un métier exigeant
Les mots qui reviennent sont éloquents : respiration, confiance, plaisir, énergie. Jérôme Marciniak parle même de « parenthèse enchantée ». Une pause précieuse dans un métier souvent soumis à de fortes pressions et à des transformations rapides, notamment autour du numérique éducatif.
LUDOVIA apparaît alors comme un espace où l’on reprend confiance, où l’on se sent légitime, où l’on se rappelle pourquoi on a choisi ce métier. Un événement qui ne promet pas de recettes miracles, mais offre quelque chose de tout aussi essentiel : le sentiment de ne pas être seul.
Une invitation à vivre l’expérience
À ceux qui n’ont jamais franchi le pas, le message est clair : LUDOVIA ne se raconte pas vraiment, il se vit. Que ce soit à Spa en Belgique-Wallonie, à Ax-les-Thermes en France, à Yverdon-les-Bains en Suisse ou en Polynésie, l’expérience dépasse largement le cadre d’un événement professionnel. Elle agit comme un moment de reconnexion à soi, aux autres et au sens du métier d’enseignant.
Dans un contexte éducatif exigeant, LUDOVIA s’impose ainsi comme un rendez-vous à part, porteur d’optimisme, d’engagement et de perspectives. Une respiration indispensable pour continuer à avancer.




