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Les dispositifs numériques dans l’espace d’accueil public : lieu de re-production ou lieu de devenir ?

Pour la quinzième édition du Colloque scientifique Ludovia#16, 36 communications vous seront présentées sur le thème « Numériques & représentations ». Ludomag se propose de vous donner un avant-goût du colloque jusqu’au début de l’événement, mardi 20 août.

 

Héla Cherif & Emna Moussa présenteront « Les dispositifs numériques dans l’espace d’accueil public : lieu de re-production ou lieu de devenir ? » le mercredi 21 août.

Résumé de la communication:

À priori l’idée que nous sommes devenus totalement dépendants d’un système stimulé par le progrès technique et technologique, par la mise en œuvre d’objets communicants, nous semble restrictif dans la mesure où cela est limité à la standardisation de nos comportements et à l’automatisation de nos manières de pensées. (Compiègne 2011)

Pourtant le numérique, dans ces différentes composantes, ne se réduit pas à cet aspect stéréotypé et cloisonné, il s’étend sur de nouveaux territoires et crée de multiples connexions relatives à son interaction avec des champs d’exploitation divers. Cette corrélation dynamique nous permettra d’étudier l’apport des mobiliers interactifs sur le devenir de nos espaces d’accueils publics. Ces mobiliers, plus précisément les points Visio publics d’orange nous permettront d’analyser leur capacité à transformer la réalité de nos espaces tout en inventant une autre. Ils transformeront l’image que nous avons du réel en le renforçant avec de nouvelles notions et de nouvelles perceptions.

D’un espace présenté vers un espace re-présenté nous percevons une nouvelle appréhension de la notion de l’accueil où l’usage ne se limite plus dans un seul et unique point mais s’élargit dans un ici et dans un ailleurs. Il devient ubiquitaire. Ainsi, un glissement de territoire s’opère, vers une déterritorialisation (Deleuze et Guattari 1980), où le mobilier interactif placé en tout-lieu, pourrait éventuellement étendre de nouvelles ramifications et élargir la cartographie des usages.

Par ailleurs, notre perception de l’espace d’accueil public nous projette d’une part dans un monde réel tangible et d’autre part dans un monde numérique fictif, ce paradoxe étonnant semble créer de nouvelles dimensions critiques interrogeant ainsi les nouveaux aspects de cet espace : l’humanisation de la machine et la chosification de l’humain.

Que sera l’apport de ces mobiliers pour le renouvèlement des territoires ? Dans quelle mesure cette nouvelle forme de prolongation créera-t-elle une nouvelle pensée et une nouvelle fluidité dans la configuration spatiotemporelle et relationnelle ainsi que, la transmission de l’information, de la communication, et de l’efficience du payement? S’agit-il d’une nouvelle forme de cartographie pour les usages ? Cette aura du statut de l’espace d’accueil et du mobilier connecté telle qu’elle est perceptible dans cette étude permet-elle l’amélioration de la qualité́ du service public et dans quelle mesure ? À travers ces objets connectés pourrions-nous réellement parvenir à humaniser les services publics ? Quelles seront finalement les limites des technologies numériques ?

Plus d’info sur : Héla Cherif & Emna Moussa
Retrouvez tous les articles sur Ludovia#16 et toutes les présentations d’ateliers sur notre page www.ludovia.com/tag/ludovia-2019

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